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Savez-vous travailler autrement? Entretien avec Olivier Schmouker

Dans le billet d’aujourd’hui, je vous propose d’écouter l’entrevue que j’ai faite avec Olivier Schmouker,  auteur d’un premier livre, Le Cheval et l’Âne au bureau.  L’art oublié de travailler ensemble. Les Éditions Transcontinental. (Pour ceux qui préfèrent lire, j’ai résumé les réponses au bas de cette page.)

Olivier Schmouker est aussi un blogueur prolifique que vous pouvez suivre dans les pages du Journal Les Affaires ou sur son blogue ” En tête” .

Il m’a accordé une entrevue au téléphone et j’en ai profité pour lui poser quelques questions sur son livre.

Écoutez L’interview avec Olivier Schmouker et vous en apprendrez plus sur :

— Comment offrir un climat de travail différent à vos employés;

— Comment rester un leader créatif;

— Pourquoi favoriser le cercle — une forme géométrique — pour travailler autrement;

— Les trois qualités à développer et à rechercher chez les autres pour mieux travailler ensemble.

Fable de La Fontaine

“En ce monde, il se faut l’un l’autre secourir”

Pensez-vous avoir des idées préconçues sur la gestion des organisations? J’ai aimé que l’auteur présente un nombre impressionnant d’études de pointe en management, en économie, en psychologie, etc.Ces études à l’appui, Olivier Schmouker déboulonne plusieurs mythes sur le management et nous fait douter de nos certitudes.  Je dirais qu’il y a à en prendre et à en laisser.

Whatever you think, think the opposite” disait Paul Arden, légende de la publicité.

À défaut de travailler autrement, après avoir écouté cet entretien ou mieux, lu le livre, vous penserez autrement.

Et si vous vous demandez pourquoi appeler son livre, Le Cheval et l’Âne au bureau — alors, écoutez les premières minutes de l’interview.

 

Conseil de coach : Après avoir écouté l’interview, choisissez d’appliquer une des façons proposées pour travailler autrement dans votre organisation.

Pour moi, appliquer le concept des “cercles” en réunion a été une expérience positive que je vais pousser encore plus loin dans mon travail.

 

Comme promis au début, voici le compte-rendu de l’interview.

Comment offrir un climat de travail différent à vos employés?

Il faut travailler sur trois volets :

1) Reprendre le contrôle du temps

L’idée est de s’entraîner à ralentir et non pas à accélérer.  Ce faisant, les autres autour de soi s’adaptent eux aussi à un autre rythme de travail.  En fait, des chercheurs ont démontré que la patience est payante et devrait être encouragée au sein d’une équipe de travail. Deux bénéfices majeurs découlent de la maitrise de l’art de ralentir : une diminution du stress et une augmentation générale de l’efficacité de groupe.

Alors si vous avez toujours pensé que “le temps, c’est de l’argent”, voici pourquoi : Selon une autre étude menée par deux professeurs de management, “on peut dire que la pression du temps ressentie au travail découle en grande partie de la valeur que l’on accorde au temps. Plus nous travaillons pour de l’argent, plus nous avons l’impression de toujours manquer de temps pour tout accomplir.”

2) Combattre les intoxications

Et si l’argent, la carrière et la recherche continuelle de l’excellence empoisonnaient notre quotidien au travail?

L’argent notamment sous forme de prime n’est pas l’outil de motivation idéal pour vos employés.  Là aussi, des chercheurs japonais et Monsieur Forest, professeur de comportement organisationnel et de psychologie du travail à l’UQAM ont fait ressortir que la performance sur le long terme n’est pas soutenue en particulier parce qu’il y a risque d’épuisement professionnel et surtout parce que la prime d’argent ne permet pas de travailler sur la motivation intrinsèque de l’employé.

3) Changer les méthodes de travail

La conclusion du livre est que nos méthodes de travail actuelles sont contre-productives.  Et les nouvelles méthodes ne doivent pas reposer uniquement sur l’argent, la carrière et la quête de l’excellence.

Voilà où la fable de La Fontaine, Le Cheval et l’Âne, prend tout son sens, car la morale de cette fable est qu’il faut s’entraider sans quoi, c’est la mort qui nous guette.

Après l’équipe, place au cercle!

Nous avons tous en tête le triangle pour représenter l’entreprise et sa hiérarchie où le patron est en haut de la pyramide et les employés dans les strates inférieures.  Les startups nous donnent d’autres modèles, les matriciels par exemple.

Placés en cercles, tous les gens sont à égalité, peuvent se voir les uns les autres, peuvent partager plus facilement et se concerter.  Deux professeurs de marketing au Canada ont découvert que notre comportement changeait en fonction de la disposition des chaises dans une salle de réunion,

Mais les compagnies Goretex, Valve, Whole Foods et autres sont allées plus loin dans l’utilisation du cercle auprès de leurs employés.  Elles ont décidé de se passer de toute forme de leadership au sens traditionnel du chef leader et d’encourager plutôt la formation de groupes multidisciplinaires autogérés  dans le seul but de collaborer à un projet commun avec un objectif spécifique.    La performance, loin d’être diminuée, en a été décuplée!

Le cercle de travail est un phénomène émergent en entreprise selon Tracy Thompson, professeure de management à l’École de commerce Milgard aux États-Unis et qui a publié son analyse dans “Circles of change”, Stanford Social Innovation Review, automne 2011.

Les trois qualités à développer et à rechercher chez les autres?

1. L’humilité

2. l’empathie

3. l’altruisme

Le frein ultime à la performance en entreprise? L’égo.

 

 

L'art oublié de travailler ensemble. Les Éditions Transcontinental

L’art oublié de travailler ensemble. Les Éditions Transcontinental

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment entretenir sa curiosité au travail?

Partir à la découverte: qui n’en rêve pas – surtout en vacances?

À ce propos, connaissez-vous votre Quotient Explorateur?

La Commission canadienne du tourisme veut vous faire voyager au Canada et pour vous y aider, elle vous propose un questionnaire psychographique qui calcule votre “Quotient Explorateur”.

Vous serez un “esprit libre” ou un “touriste sans tracas” ou un des six autres profils vous permettant de recevoir des suggestions de voyage personnalisées.

Où je veux en venir?

Dans votre entreprise aussi, le besoin de découvrir est une qualité de gestion esssentielle que vous aurez avantage à préserver comme votre bien le plus précieux.

Pourquoi est-il important d’entretenir sa curiosité au travail?

Le New York Times rapporte que  Google encourage ses employés à consacrer 20% de leur temps à des projets personnels reliés au travail et qui les passionnent.

3M mise sur la curiosité et la créativité depuis les années 30.  Ses employés  peuvent prendre 15% deleur temps au travail pour développer leur curiosité.

Ironiquement, cet espace libre de contraintes de temps et de résultats, fait émerger des produits et services quevous connaissez tous: Post It, Gmail,Google News, Open source…

Le quotient  explorateur est parfaitement de mise en entreprise.

Vous arrivez dans un poste, vous avez plein d’idées pour fonctionner mieux et puis avec le temps, votre curiosité s’émousse et vos bonnes idées ne s’implantent qu’au compte-gouttes.

On le sait, les raisons pour se sentir vidé de curiosité abondent: surcharge de travail, jeux de politique interne, résistance au changement, procrastination, urgences.  Tout cela existe certes.

Mais coûte que coûte, il vous faut garder vivante votre curiosité et votre esprit d’explorateur.  C’est bon pour  l’entreprise mais c’est surtout bon pour vous parce que vous vous renouvelez.  Le travail  reste motivant.

Dans mon processus de coaching, la découverte est la première de quatre étapes.

Découvrir. Catalyser. Expérimenter. Agir.

Aujourd’hui, je vous parle de Découvrir. J’aborderai les trois autres phases lors de prochains billets.

Comment se réapproprier l’esprit de l’explorateur?

Les grands  explorateurs partaient à la découverte de terres inconnues, les alpinistes décrochent des sommets toujours plus hauts, les marins naviguent toujours plus loin en solitaire mais tous se préparent physiquement et mentalement avant de partir.

Passer du temps à cette étape de la découverte surprend quelquefois mes clients pressés de passer àl’action.  Pourtant ce temps consacré aux découvertes sur soi et de  son contexte personnel de travail permet de se fixer les véritables objectifs de coaching pas seulement les objectifs de surface.

Se réapproprier l’esprit de découverte  et changer sa perspective de la situation qui cause problème ne prend souvent que quelques simples ajustements.

“Si j’étais médecin, je prescrirais des vacances à tous les patients qui considèrent que leur travail est important.”
Bertrand Russell, Mathématicien, Philosophe, Anglais

C’est le mois de juillet, beaucoup d’entre nous sommes en vacances ou pensons à en prendre.  Pourtant, beaucoup escamotent leurs vacances en emportant du travail, en négligeant de mettre en place les balises qui permettront de récupérer.

1. Planifier de prendre de vraies vacances:

Le décrochage provoqué grâce aux vacances donne l’espace nécessaire à la découverte.  C’est ce moment spécialement aménagé pour prendre le recul si précieux dans la prise de décision.

88% des personnes sondées annuellement par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (OCRHA)  du Québec sont bien d’accord qu’elles sont moins stressées après les vacances qu’avant.

Mais encore cette année 46% des répondant déclarent ne pas avoir suffisamment de vacances annuelles pour faire le plein d’énergie. D’où l’utilité de planifier ses vacances en y aménageant du temps pour des activités liées à la découverte.

“La vraie découverte ne consiste pas à découvrir de nouveaux paysages mais à changer de regard “. Marcel Proust, écrivain.

2. Passer du temps avec des gens qui sont différents de vous:

Ils partageront des activités que vous ne connaissez pas et qui vous inspireront peut-être. Je n’ai jamais fait de pêche – quelque chose me dit que j’y trouverais quelque chose de nouveau pour inspirer ma façon de coacher ( à défaut de faire une grosse prise!)

Quelle est votre formule personnelle pour décrocher?

En coaching, la découverte est la période consacrée au voyage intérieur, à la découverte de soi,de sa façon de travailler, de ses forces, de ses faiblesses.

Le bénéfice de cette période est qu’elle est bourrée d’apprentissages qui vous permettent de commencer à rêver votre futur, de clarifier vos attentes et même de formuler vos vrais objectifs de coaching.

Dans le prochain billet,  je vous parlerai de Catalyse – oui, comme en chimie! Ou plus concrètement, comment trouver de nouvelles formules gagnantes.

Les filles humoristes et les planchers collants

Métier non traditionnel s’il en est pour une femme: l’humour.

Le Festival Juste pour rire bat son plein à Montréal et c’est le moment tant attendu de délirer au gré des spectacles présentés.

Cette année, j’avais envie d’aller voir des femmes faire de l’humour juste pour rire.
Un coup d’œil à la programmation du FJR 2013 suffit pour réaliser que le choix est encore anémique.

Réconfortante avec Marie-Lise Pilote

Avec Marie-Lise Pilote après son one-woman show Réconfortante ( T-Shirt de la collection Pilote et filles – Marie-Lise est aussi entrepreneure!)

Sur quinze jours de spectacles et une quarantaine d’artistes invités, seules cinq femmes ont leur spectacle solo: Mélanie Couture, Claudia Tagbo, Kim Lizotte, Virginie Fortin et Mariana Maaza – soit à peu près 10% des spectacles offerts au FJR. Cette année, pas une femme n’est à la barre pour animer l’un des six galas comme le rapporte La Presse.

Or, les femmes achètent  70 % des billets de spectacles d’humour. Et elles n’achètent pas les spectacles d’humoristes femmes.

Où est le hic?

Assises à côté de leur chum qui les observe rire à s’en tordre les côtes, ce sont bien elles qui ont, pour la plupart, acheté les billets pour voir les Marie-Lise Pilote, Lise Dion et compagnie.
Mais beaucoup plus de femmes préfèreront s’éclater avec Jean-Marc Parent, Rachid Badouri, Sugar Sammy, Laurent Paquin, Mike Ward, Martin Petit et autres humoristes masculins.
Rendons justice à la gent masculine, ces messieurs sont très drôles eux aussi. Là n’est pas le hic.

J’ai lu et entendu bien des raisons pour justifier la difficulté d’être une femme humoriste:

• Leur sens de l’autodérision est-il assez mordant?

• Leur spectacle est-il trop intellectuel ou trop sujet à une éventuelle controverse entre hommes et femmes ?

• Sont-elles trop revendicatrices?

• Sont-elles trop féministes?

• Sont-elles plates ou pas assez baveuses?

• Essaient-elles d’imiter l’humour des hommes?

• Sont-elles trop dans la remise en question ou trop nuancées?

• Chantent-elles trop dans leur spectacle?

• Tombent-elles dans l’humour de «matante»? Ou au contraire, sont-elles trop vulgaires et «bitchs»?

• Et même aussi, peuvent-elles concilier travail et famille!

Le hic est-il le manque de complicité féminine?

Dans son livre, Reflets dans un œil d’homme, Nancy Huston parle du besoin de la femme de se voir à travers l’œil du mec, du mâle.

Huston explique comment se construit l’identité de la femme à partir de l innocence de l’enfance jusqu’à la prise de conscience, à l’adolescence, de son corps, de son pouvoir de séduction et de son double reflet d’abord en elle puis dans le regard de l’homme.

Voici un conflit intérieur qui échappe en général au sexe masculin et qui pourrait expliquer le choix que font les femmes au moment d’acheter leurs billets pour un spectacle d’humour.

Quelle ironie, non?

L’humour est un métier non traditionnel pour les filles et à ce titre, il y a, comme dans le milieu des affaires, des «plafonds de verre» ou encore «planchers collants».

Alors à nous, les femmes en particulier, d’encourager l’essor de l’humour féminin sur toutes les tribunes.

La complicité féminine, c’est cela!

Les pionnières de l’humour, Clémence Desrochers, Denise Filiatrault et Dominique Michel ont ouvert la voie à une relève féminine bien présente aujourd’hui. L’École nationale de l’humour compte, bon an mal an, 30 % de filles dans ses rangs.

Allons les découvrir!

Acheter un spectacle d’humoriste femme ça se traduit par:

• Donner une voix à une femme et à sa façon d’envisager le couple, les hommes, les femmes, le sexe, la politique et la vie.

• Influencer et «éduquer» par l’humour nos conjoints, nos fils et les hommes en général à être plus curieux, plus à l’écoute de notre façon de penser.

• Encourager les femmes elles-mêmes à prendre la parole dans un registre encore inexploité.

Les femmes en humour sont le reflet de notre société et, en allant rire avec elles, nous participons à façonner une nouvelle génération d’humoristes.

Il reste dix jours de festival; allez découvrir un spectacle de fille humoriste!

Faites-vous ces 9 erreurs quand vous déléguez?

Vous manquez de temps? Déléguez!

Votre entreprise est en croissance? Déléguez!

Vous n’avez pas les connaissances pour faire quelque chose? Déléguez!

On vous a sûrement déjà conseillé plus d’une fois de déléguer.

Mais y a t’il une bonne et une mauvaise façon de déléguer?

Déléguer vous fera gagner un temps considérable à quelques conditions près.

En cuisine comme en gestion, la délégation est source de succès.

Faire du yoga à deux pour  travailler la confiance en les autres

Faire du yoga à deux pour travailler la confiance en les autres

Pour le célèbre chef montréalais Jérôme Ferrer dans son livre, Lettres à un jeune chef,  déléguer est indispensable pour réussir en cuisine :

« La clé [pour déléguer efficacement], c’est d’être un bon formateur auprès de ta brigade et de tes diverses équipes. Un bon chef doit savoir déléguer »

Konosuke Matsushita (1894-1989) est le fondateur japonais de Panasonic. Il est souvent décrit comme l’antithèse du leader : pas de charisme, pas de discours public captivant, pas de leadership qui en met plein la vue. Pourtant, il est vénéré comme un des dieux du management.

Ses citations sont comme des petits haïkus, ces poèmes japonais de trois lignes – sources de sagesse:

Sur la délégation, il écrit :

« Mon travail, ce sont les grandes et les petites choses. Les tâches intermédiaires peuvent être déléguées »

Quelles sont vos tâches intermédiaires?

 

Déléguer figure au nombre des principes sacro-saints de gestion performante.

Emprunté au mot latin – déléguer c’est CONFIER.

« Transmettre en totalité ou en partie, par délégation, un pouvoir qu’on détient. 

 

Avant de pouvoir déléguer, vous n’imaginez peut-être pas le travail préparatoire!

Faites-vous une ou plusieurs de ces 9 erreurs?

Un ajustement, de la préparation,de la réflexion sont suffisants pour obtenir de bien meilleures résultats la prochaine fois que vous délèguerez.

 

  1. Quel pouvoir détenez-vous que vous ne voulez pas véritablement laisser aller?
  2. Donnez-vous des instructions suffisamment claires?
  3. Prenez-vous le temps de transmettre vos connaissances à la personne à qui vous déléguez? La formez-vous suffisamment?
  4. Prenez-vous le temps de demander comment ça va après avoir délégué? Avez-vous mis en place des moyens de communication pour lever des drapeaux rouges en cours de route?
  5. Avez-vous délégué à la meilleure personne ou à la première personne sous la main?
  6. Vous assurez-vous de motiver la personne à qui vous déléguez par le simple fait de lui expliquer le pourquoi?
  7. Donnez-vous du feedback ou vous ingérez-vous dans sa façon de faire?
  8. Maîtrisez-vous votre propre perfectionnisme?
  9. Acceptez-vous que l’autre fasse la tâche différemment tout en livrant le même résultat que si vous l’aviez faite vous-même?

 

Déléguer c’est comme léguer un héritage sauf que vous n’avez plus l’occasion d”avoir la tête dans le guidon”.

Déléguer est affaire de confiance en soi, en vos collègues de travail et en votre proche entourage.

Pour parfaire votre art de la délégation, appliquer une seule de ces 6 suggestions vous donnera déjà des résultats mesurables:

 

  1. Revoyez votre structure organisationnelle afin d’identifier les personnes ressources selon leurs compétences et expériences;
  2. Bloquez-vous du temps avant, pendant, et après avoir délégué :
    1. Avant : pour vous préparer à communiquer clairement vos attentes
    2. Pendant : pour expliquer clairement les résultats attendus à la personne à qui vous déléguez et la former au besoin
    3. Après : pour  donner de la rétroaction utile pour la prochaine fois
  3. Profitez du temps que vous avez gagné à déléguer pour vous consacrer aux activités que vous seul pouvez faire (les petites et les grandes de Matsushita)
  4. Exercez-vous à démontrer de la confiance envers vos collègues. Si vous les avez choisis, c’est parce qu’ils méritent d’être là et d’avancer dans l’organisation.
  5. Participez à des activités où vous pourrez développer la confiance non pas en vous – mais en les autres. Par exemple, tennis double, yoga à deux, alpinisme.
  6. Au besoin, faites-vous coacher pour accélérer votre courbe d’apprentissage dans la délégation.

 

Commencez par répondre  à la question du haiku:  Quelles sont vos tâches intermédiaires aujourd’hui?

Vos réponses sont des guides précieux vers la maîtrise de l’art de déléguer.

Déléguer c'est faire confiance.

Déléguer c’est faire confiance.

 

 

 

 

 

 

Pourquoi la gestion du temps est-elle un faux problème?

Dernièrement, j’ai travaillé avec un client qui a fondé son entreprise avec tout ce que cela comporte de défis : financement, acquisitions, positionnement de la marque, partenariats, gestion de crise, gestion de la croissance, et j’en passe.  

Croyez-vous qu’il cherchait de l’aide sur de tels sujets?

Non.

Son plus grand problème, celui qui commençait à prendre des proportions démesurées et à sérieusement mettre en danger son équilibre, c’était:

– la gestion du temps.

Passer d’une entreprise de quelques employés à plus d’une centaine lui a fait soudainement réaliser qu’il n’était plus maître de son temps.

Panique!

Cours de gestion du temps, gestion d’Outlook, livres de gurus sur le sujet…

Rien n’y fait.

Il retombe toujours dans ses « mauvaises habitudes ».

De mon humble avis, il n’y a pas de sujet plus casse-gueule à aborder en coaching que celui de la gestion du temps.

D’abord, tout semble avoir été dit et découvert. Visitez les étagères virtuelles d’Amazon.ca pour constater qu’elles débordent de conseils: S’organiser pour réussir, The 4-Hour Workweek, Les 7 habitudes des gens efficaces… 140 pages de livres écrits sur le sujet!

J’ai assez roulé ma bosse auprès de clients en mal de temps pour réaliser qu’ils savent parfaitement quoi faire et même comment faire pour régler leurs problèmes.

Mais après deux jours d’efforts pour changer leurs habitudes, ils abandonnent la partie.

Comme dans un régime, ils n’ont plus la volonté de résister à la crème glacée.

Après tout, ils ont si bien réussi jusqu’à maintenant. La douleur n’est pas encore assez forte pour changer.

À quoi servirait que je leur donne encore des trucs sur la productivité, les priorités, les urgences, les calendriers?

Alors, comment aider mon client?

Le vrai problème s’appelle la résistance.

La résistance à changer, à déléguer, à faire confiance, à communiquer ses besoins, à demander de l’aide, à se renouveler, à gérer autrement.

Et on amalgame tout ça sous le nom de gestion du temps! C’est tellement commode.

Pourquoi donc?

Parce que c’est une façon subtile de rationaliser le problème de manque de temps, de se justifier alors qu’en réalité, on doit affronter autre chose. Et peut-être même qu’on n’a pas du tout envie de confronter son vrai petit démon.

Ça s’appelle de la résistance.

Que lui ai-je proposé à ce client?

D’accord. Je lui ai donné quelques trucs parce qu’il en voulait vraiment, pour le rassurer aussi.

1. Prendre exemple sur Maestro Nagano, le chef d’orchestre de l’OSM : minuter ses rencontres (il est très en demande), s’en tenir au temps alloué, et terminer 5 minutes à l’avance pour respirer entre deux rencontres.

2. Apprendre à demander de l’aide. Pour un dirigeant qui a du succès dans ses affaires, ce n’est pas si facile.

Imaginez! Demander, par exemple, à son assistante pour qu’elle l’aide à faire le ménage de sa boîte de messagerie. 

3. Lire À la recherche du temps perdu parce que c’est un livre qui prend une vie à lire. Et mieux gérer son temps, c’est aussi savoir perdre son temps, mais le perdre avec plaisir.

Mais surtout, sur quoi avons-nous travaillé?

 

Déléguer, faire confiance à l’équipe, communiquer.


Gérer son temps, c’est se renouveler. 
Gérer son temps, c’est gérer sa résistance.

Gérer son temps, c’est faire face au changement.

Gérer son temps, c’est apprendre en faisant des erreurs.

Gérer son temps, c’est bien plus que gérer les minutes qui passent.

Ce qui me passionne dans mon métier de coach, c’est que les problèmes de gestion sont en vérité des problèmes universels auxquels nous faisons tous face – ce temps qui s’écoule, profitons-en tant qu’il passe!