Coaching

Comment entretenir sa curiosité au travail?

Partir à la découverte: qui n’en rêve pas – surtout en vacances?

À ce propos, connaissez-vous votre Quotient Explorateur?

La Commission canadienne du tourisme veut vous faire voyager au Canada et pour vous y aider, elle vous propose un questionnaire psychographique qui calcule votre “Quotient Explorateur”.

Vous serez un “esprit libre” ou un “touriste sans tracas” ou un des six autres profils vous permettant de recevoir des suggestions de voyage personnalisées.

Où je veux en venir?

Dans votre entreprise aussi, le besoin de découvrir est une qualité de gestion esssentielle que vous aurez avantage à préserver comme votre bien le plus précieux.

Pourquoi est-il important d’entretenir sa curiosité au travail?

Le New York Times rapporte que  Google encourage ses employés à consacrer 20% de leur temps à des projets personnels reliés au travail et qui les passionnent.

3M mise sur la curiosité et la créativité depuis les années 30.  Ses employés  peuvent prendre 15% deleur temps au travail pour développer leur curiosité.

Ironiquement, cet espace libre de contraintes de temps et de résultats, fait émerger des produits et services quevous connaissez tous: Post It, Gmail,Google News, Open source…

Le quotient  explorateur est parfaitement de mise en entreprise.

Vous arrivez dans un poste, vous avez plein d’idées pour fonctionner mieux et puis avec le temps, votre curiosité s’émousse et vos bonnes idées ne s’implantent qu’au compte-gouttes.

On le sait, les raisons pour se sentir vidé de curiosité abondent: surcharge de travail, jeux de politique interne, résistance au changement, procrastination, urgences.  Tout cela existe certes.

Mais coûte que coûte, il vous faut garder vivante votre curiosité et votre esprit d’explorateur.  C’est bon pour  l’entreprise mais c’est surtout bon pour vous parce que vous vous renouvelez.  Le travail  reste motivant.

Dans mon processus de coaching, la découverte est la première de quatre étapes.

Découvrir. Catalyser. Expérimenter. Agir.

Aujourd’hui, je vous parle de Découvrir. J’aborderai les trois autres phases lors de prochains billets.

Comment se réapproprier l’esprit de l’explorateur?

Les grands  explorateurs partaient à la découverte de terres inconnues, les alpinistes décrochent des sommets toujours plus hauts, les marins naviguent toujours plus loin en solitaire mais tous se préparent physiquement et mentalement avant de partir.

Passer du temps à cette étape de la découverte surprend quelquefois mes clients pressés de passer àl’action.  Pourtant ce temps consacré aux découvertes sur soi et de  son contexte personnel de travail permet de se fixer les véritables objectifs de coaching pas seulement les objectifs de surface.

Se réapproprier l’esprit de découverte  et changer sa perspective de la situation qui cause problème ne prend souvent que quelques simples ajustements.

“Si j’étais médecin, je prescrirais des vacances à tous les patients qui considèrent que leur travail est important.”
Bertrand Russell, Mathématicien, Philosophe, Anglais

C’est le mois de juillet, beaucoup d’entre nous sommes en vacances ou pensons à en prendre.  Pourtant, beaucoup escamotent leurs vacances en emportant du travail, en négligeant de mettre en place les balises qui permettront de récupérer.

1. Planifier de prendre de vraies vacances:

Le décrochage provoqué grâce aux vacances donne l’espace nécessaire à la découverte.  C’est ce moment spécialement aménagé pour prendre le recul si précieux dans la prise de décision.

88% des personnes sondées annuellement par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (OCRHA)  du Québec sont bien d’accord qu’elles sont moins stressées après les vacances qu’avant.

Mais encore cette année 46% des répondant déclarent ne pas avoir suffisamment de vacances annuelles pour faire le plein d’énergie. D’où l’utilité de planifier ses vacances en y aménageant du temps pour des activités liées à la découverte.

“La vraie découverte ne consiste pas à découvrir de nouveaux paysages mais à changer de regard “. Marcel Proust, écrivain.

2. Passer du temps avec des gens qui sont différents de vous:

Ils partageront des activités que vous ne connaissez pas et qui vous inspireront peut-être. Je n’ai jamais fait de pêche – quelque chose me dit que j’y trouverais quelque chose de nouveau pour inspirer ma façon de coacher ( à défaut de faire une grosse prise!)

Quelle est votre formule personnelle pour décrocher?

En coaching, la découverte est la période consacrée au voyage intérieur, à la découverte de soi,de sa façon de travailler, de ses forces, de ses faiblesses.

Le bénéfice de cette période est qu’elle est bourrée d’apprentissages qui vous permettent de commencer à rêver votre futur, de clarifier vos attentes et même de formuler vos vrais objectifs de coaching.

Dans le prochain billet,  je vous parlerai de Catalyse – oui, comme en chimie! Ou plus concrètement, comment trouver de nouvelles formules gagnantes.

10 façons de passer à autre chose

Vous vous êtes habitués à changer de saison, d’heure, d’année, non?

Mais pouvez-vous en dire autant de changer de carrière, d’entreprise, de vie, d’emploi du temps ou d’habitudes?

 

Pas de recette pour passer à travers.

Pas de rituel de passage.

Pas de garantie de succès à la fin.

Devant soi : un cap à franchir.

On s’équipe comme on peut pour faire le saut.

Tout ce qui est sûr, c’est qu’il faut passer à travers.

Les signes avant-coureurs qui vous chuchotent qu’il faut passer à autre chose?

  • Baisse du chiffre d’affaires
  • Usure
  • Ennui
  • Manque de motivation
  • Difficulté à s’entourer
  • Impression de faire du surplace

Comme dirait Mihaly Csikszentmihaly vous ne vous sentez plus dans le flux.

C’est la traversée du désert qui s’annonce.

Le plus dur dans ce qui suit, c’est de mettre en pratique. Des conseils pour s’améliorer, pour développer son potentiel et se réaliser, vous en lisez tellement que plus rien ne fait effet sur vous.

Qu’est-ce qui me prend de vous livrer ma propre liste tout en sachant qu’elle ne vous sera utile que dans la mesure où vous vous souviendrez d’un point avec de la chance?

C’est une façon de vous raconter ce que j’ai fait ces derniers mois et les dix gestes ou rituels qui m’ont remise sur la voie.

Si vous-même y allez de votre propre liste, vous serez en avance sur vos résolutions pour le Nouvel An!

Voici mon Top 10 pour l’année 2012.

 

10 idées pour tirer profit d’une période dure

1. Penser négatif

Oui, vous avez bien lu!

Si vous avez lu qu’il faut être positif pour avancer. C’est vrai.

Mais on peut en dire autant de son contraire.

Dans son livre, The Antidote. Happiness for People Who Can’t Stand Positive Thinking, Oliver Burkeman suggère de prendre le contre-pied aux idées reçues sur le bonheur. Accepter l’idée de la mort. Apprendre à célébrer l’échec. Apprivoiser ses idées noires. Burkeman démontre que c’est le fait de se sentir obligé d’être heureux qui rend malheureux. L’effort constant d’éliminer les émotions négatives comme l’incertitude, l’échec, la tristesse est la source même de nos insatisfactions face à la vie.  L’idée de tourner un problème pour le voir à l’envers est toujours à l’origine de bien des découvertes. C’est vrai pour le bonheur aussi.

2. Penser petit

En pleine tourmente existentielle, se raccrocher à un projet aussi petit soit-il vous permet de rester dans l’action.   Il suffit souvent d’être un pas en avant sur ses clients ou ses concurrents pour ne pas avoir ce sentiment inconfortable d’être dépassé.

3.    S’entourer de quelques bonnes personnes

La force d’un réseau ne se fait jamais autant sentir qu’en période de turbulence professionnelle. Ce n’est pourtant pas la quantité des personnes sur qui vous pouvez compter que la qualité d’écoute, de discernement et de conseil qui prime. Quelquefois, il suffit de reprendre contact avec une personne pour débloquer.

4.    Et espacer les rencontres avec d’autres

Autant s’avouer que quelques personnes semblent vous prendre plus d’énergie que d’autres. Un signe qui ne trompe pas est de se sentir plus découragé qu’encouragé à leur contact. Pour un temps, prenez vos distances.

5.    Établir sa routine de travail

Les athlètes se raccrochent à une discipline d’entraînement et ne se posent plus de questions sur la marche à suivre au jour le jour. En période dure, la routine redonne un semblant de normalité à une tranche de vie où tout semble dérailler dans la mauvaise direction. Oui, vous êtes dans le noir et l’incertitude, mais la routine agit comme un guide et sa lampe de poche.

6.    Automatiser certaines tâches

Il y a des tâches plus ardues que d’autres et souvent ce sont celles qu’on laisse pour la fin de la journée quand l’énergie vient à manquer. Par exemple, vous pourrez allouer un temps fixe pour les tâches les plus importantes, les faire en premier en vous levant et ne rien permettre de venir se mettre en travers. Au fil des jours, vous aurez abattu une charge de travail qui vous redonnera le coup de fouet que vous recherchez.

7.    Se projeter dans l’avenir – 6 – 12 mois

Pas la peine de faire des résolutions ou de se fixer des objectifs, mais plutôt visualisez tranquillement ce que pourrait être l’avenir une fois que vous serez sorti du tunnel.

8.    Changer une chose dans votre routine

Les créatifs vous le disent : créez un effet de déséquilibre, de surprise, d’inattendu dans votre environnement et vous ne verrez plus les choses de la même façon. Que ce soit de se lever 5mn plus tôt ou d’écouter un autre genre de musique, tout est permis. Il suffit d’y réfléchir pour sentir les effets bénéfiques sur le moral.

9.    Incorporer une heure de yoga dans la semaine

Tout est cyclique dans la vie. Ce qu’on aime un jour, on aime moins un autre. J’offre ma gratitude à Lauren Rudick  de m’avoir tenue motivée deux fois par semaine depuis septembre. En yoga comme en coaching, l’instructeur fait toute la différence.

10. Regarder une émission de TV qui vous sort de l’habitude

Une chose que vous ne savez pas de moi, c’est que je ne regarde pas la télévision. Rien de rien. Je lis, je connais tout ce qui se passe, mais je ne prends jamais le temps d’allumer la TV.

Un ami à moi, Rock Pinard aussi critique TV et cinéma sur Yahoo.com pique toujours ma curiosité par ses connaissances et son enthousiasme sur ce qui se passe dans le domaine télévisuel.

Je me suis aperçue qu’une heure de MadMen fait plus sur la thérapie de couple qu’une heure de psy et qu’une heure de la course évasion autour du monde m’avait fait voyager bien plus d’une heure par semaine. Allez voir ces cinéastes de demain, c’est éblouissant! Mon concurrent préféré, François, a filmé un bijou de vidéo de pré-course Qui suis-je? 

Avec le recul, ces moments difficiles nous paraissent des moments décisifs dans notre parcours.

Sur le coup, tout est flou on a l’impression d’avancer à tâtons.

C’est un peu comme se promener en forêt sur un sentier balisé par des petites pancartes vous indiquant clairement le chemin.

Tout à coup, vous vous rendez compte que ça fait quelques kilomètres que vous n’avez plus vu de pancartes!

Êtes-vous perdu?

Avez-vous manqué des indications?

Vous décidez alors de prêter une attention redoublée à votre environnement.

Chaque branche, chaque trace deviennent un indice important pour décider de continuer  votre chemin ou rebrousser.

En affaires et dans la vie, c’est la même chose.

Le sens de l’observation, la capacité de s’arrêter pour trouver des réponses, l’art de poser des questions sont des outils indispensables en période de changement.

Et vous?

Quel changement de cap gardez-vous en sourdine qui mérite de se déployer au grand jour?

Personne n’aime la sensation du tapis qui lui glisse sous les pieds. Mais le jour où ça arrive, quelques points de repère permettent de garder le cap.

 

 

Besoin d’idées neuves? Faites des listes!

Vous utilisez déjà les listes pour vous organiser, vous simplifier la vie et ne rien oublier?

Certaines ont pour titre:

  • À faire avant de partir
  • À faire au retour
  • À faire samedi
  • Livres à lire
  • Pour ce soir
  • etc..

Vous connaissez aussi les listes de « To Do » au travail?

Celles proposées par David Allen, dans son livre Getting Things Done,  sont indispensables. Si vous n’avez pas lu ce bestseller, c’est à mettre sur votre liste de livres à lire.  C’est un incontournable de la gestion du temps et des priorités.

Et voici une liste pas comme les autres, une liste faite pour stimuler votre créativité.

Mark Levy de levyinnovation.com a développé une façon de générer des idées, faire des liens et aboutir à des idées neuves en utilisant de simples listes comme vous avez l’habitude d’utiliser quotidiennement.

Ses clients sont des consultants renommés en gestion et en marketing qu’on ne soupçonnerait jamais être en panne d’idées nouvelles.

Et pourtant, ils font appel à ses services.

J’ai moi-même appliqué sa méthode et suis tellement emballée par les résultats que je vous la propose dans ce billet qui aura, j’en suis désolée, l’aspect d’une liste!

J’espère que vous irez jusqu’au bout, car le jeu en vaut la chandelle.

Si vous voulez pousser plus loin, Mark Levy propose son e-book  sans frais en anglais.

LA LISTE DE MARK LEVY EN 7 POINTS:

1. Choisissez un sujet pour lequel vous avez besoin d’idées nouvelles ou qui vous pose problème.

2. Dressez une liste dite « liste principale » à partir du sujet choisi en 1 et  énumérez toutes les idées liées de près ou de loin à votre problème/sujet.

Ne vous censurez pas et écrivez aussi rapidement que possible. Lorsque vous avez trente « sous-sujets » ou idées dans votre liste principale, arrêtez-vous.

Par exemple :

  • Quelles sont les anecdotes qui me viennent en tête?
  • Que connaissez-vous sur le sujet?
  • Qu’ignorez-vous sur le sujet?
  • Comment formuler mon sujet autrement?
  • Quelles sont mes hypothèses?
  • Quelles sont les images, métaphores, analogies possibles?
  • Quels succès ai-je eus à ce sujet?
  • Quelles erreurs ai-je faites sur ce sujet?
  • Qu’est-ce qui me passionne sur ce sujet?
  • Qu’est-ce qui me fait peur?
  • Qui sont les experts dans ce sujet?
  • Qui pourrais-je rencontrer à ce sujet?
  • Quels sont les sujets connexes?

 

3. De votre liste principale, choisissez 5-10 sous-sujets qui à leur tour forment chacun une liste.

Arrêtez-vous quelques minutes et demandez-vous pourquoi vous avez fait ces choix de sujets. Allez-y à l’intuition en optant pour les sujets qui vous attirent.

4. Prenez 5- 10 pages blanches et écrivez le nom d’un des sous-sujets choisis au haut de chacune des pages. Écrivez tout ce que vous connaissez, tout ce qui vous vient en tête sur chacun des 5-10 sujets choisis.

5. Disposez les pages remplies côte à côte sur votre table de travail.

Comparez les listes les unes aux autres et posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui m’apparaît clairement?
  • Qu’est-ce qui est surprenant?
  • Existe-t-il une trame commune?
  • Existe-t-il des liens entre les listes?
  • Puis-je m’amuser à faire des liens inusités?
  • Que manque-t-il?

Écrivez vos réponses pour chaque liste. Jouez avec vos idées. Prenez le temps d’apprivoiser les liens que vous faites.

6. Prenez les 5 meilleures idées et détaillez-les de façon à ce que vous en compreniez immédiatement le sens plus tard en vous relisant même si c’est dans 10 ans que vous vous relisez.

7. Décidez ce que vous voulez faire de ces 5 idées.

Est-ce que l’une d’elles résout votre problème?

Une de ces idées vous servirait-elle pour un billet de blogue? Pour un discours? Pour résoudre un conflit?

Vous avez fini!

Cette méthode d’idéation d’idées peut prendre de 30mn, si vous voulez rapidement clarifier quelque chose, à plusieurs jours si vous voulez trouver des idées novatrices dans un domaine précis.

Les listes : une invitation ludique à explorer sa créativité

J’avais toujours perçu les listes comme un mal nécessaire pour soutenir une mémoire défaillante, une surcharge de travail, ou pour pallier à une culpabilite aigüe.

Avec cet exercice, je découvre que les listes permettent de puiser dans une richesse insoupçonnée d’idées.

Application immédiate : À vos tablettes!

Mais plus que tout, cette méthode de listes de liens peut vous servir à démarrer ce projet qui fait du sur place, à régler un problème épineux ou à développer des idées pour votre entreprise.

Je l’ai fait. Oui, cela prend quelques jours et il faut s’habituer à une façon différente de travailler, mais c’est une méthode qui mérite d’être essayée, car elle pourrait bien vous aider à débloquer plus vite que n’importe quelle autre chose que vous avez essayée jusqu’à présent!

Et si vous ne voulez pas mettre en application tout de suite la méthode de Mark Levy, peut-être aurez-vous envie d’écrire des listes plus poétiques cet été? Un Haiku n’est-il pas une petite liste de pensées?

Qu’avez-vous choisi?

 

 

 

 

 

 

Pourquoi penser à votre mission vous fera gagner une heure dans votre journée

Vous arrive-t-il de penser à votre mission d’entreprise? Que vous soyez à votre compte, entrepreneur, intrapreneur ou bénévole, penser à votre mission vous sauvera du temps, de l’énergie et au minimum une heure dans la journée.

Des exemples de mission d’entreprise

Vous aider, vous, entrepreneurs et intrapreneurs, à trouver cette 25e heure de la journée qui vous fera garder le cap sur vos objectifs, avoir une vision claire et conserver votre énergie.  SmartCoaching

En voici une autre, en anglais, que je ne traduis pas de peur d’en altérer l’essentiel.

 

 

(Vous aurez deviné que je viens d’acquérir des chaussures J Shoes et que j’ai gardé la boîte avec leur mission imprimée dessus comme décoration dans mon bureau.)

Je l’aime parce qu’elle ne parle pas de chaussures, mais de ce qui me tient vraiment à cœur : individualité, créativité et confiance en soi.

J Shoes me chausse en me donnant bien plus que de belles chaussures! J’imagine que J Shoes ne conçoit pas un modèle sans penser à sa mission et ça se voit!

 

3 questions pour une mission claire

Si vous voulez raffiner votre mission, trois bonnes questions vont vous y aider.

Prenons l’exemple de Ruth Vachon, DG du Réseau des Femmes d’Affaires du Québec.

Son cheminement est une belle illustration d’entrepreneure qui a su se forger une mission très tôt dans sa carrière et qui l’a appliquée pas à pas.

 

Les éléments déclencheurs

 

Madame Vachon a d’abord identifié les éléments déclencheurs de son parcours. Avec quelques années de travail derrière vous, vous pourrez facilement répondre à la question suivante :

 

  • « Quels ont été les points tournants, les déclencheurs, les points de bascule (tipping point selon l’expression de Malcom Gladwell) de mon parcours jusqu’à présent? »

 

Pour Ruth Vachon, ces déclencheurs sont :

  1. Quitter son travail chez Alcan
  2. Avoir une gardienne
  3. Apprendre l’Anglais
  4. S’impliquer dans un réseau

 

Chacun de ces déclencheurs ont fait pencher la balance dans une direction qui l’a rapprochée de sa mission et de ses objectifs.

Le fil conducteur

Au fil du temps, Madame Vachon a fondé et dirigé trois entreprises avant d’acquérir le Réseau des Femmes d’affaires du Québec.

À ma question de savoir si les entreprises avaient un lien entre elles, Ruth me répond qu’il n’y avait aucun lien évident, mais qu’à bien y penser, il y avait bel et bien un liant, un fil conducteur.   Le point commun entre les entreprises est l’importance que Ruth attache au réseautage.

Ah! Voici le début d’une mission.

  • Quel est le fil conducteur de votre parcours?

La réponse vous donne une idée de plus en plus précise de votre raison d’être, de la mission qui se cache quelquefois derrière des mots creux ou des décisions qui ne vous ressemblent pas.

 

Les sources d’insatisfaction et les douleurs

L’autre question qui vous permet de cerner votre mission est de vous demander :

 

  •  Quelles sont mes sources d’insatisfaction? Qu’est-ce qui m’empêche de me lever d’un bond le matin?

Pour Ruth, les sources d’insatisfaction ont déclenché des décisions importantes pour la suite de son parcours d’entrepreneure et la définition de sa mission d’entreprise :

 

Douleur  : Ne se réalise pas pleinement comme employée chez Alcan

Déclencheur  : Quitter Alcan

 

Douleur  : N’arrive plus à concilier famille et travail

Déclencheur : Avoir une gardienne

 

Douleur  : L’entreprise doit trouver de nouveaux marchés à l’extérieur du Québec

Déclencheur  : Apprendre l’Anglais

 

Douleur : Ne trouve pas le soutien professionnel pour l’aider à se développer comme entrepreneur

Déclencheur  : S’impliquer dans un réseau de femmes d’affaires

 

Et voilà comment émerge une mission simple, mais authentique qui va permettre à Ruth de garder le cap, d’avoir une vision claire de ce qu’elle veut faire et de gagner du temps:

 

« Être entrepreneure, c’est comme une petite veine. On l’a, mais il faut prendre le temps de la développer tous les jours »

 

 

Comme coach qui veut aider les entrepreneurs et intrapreneurs, je réalise que

Prendre les bonnes décisions en ayant une vision claire

Trouver et conserver son énergie

Garder le cap

Ne prennent souvent qu’une heure par jour, mais encore faut-il trouver cette heure pour y réfléchir sérieusement.

 

Avez-vous trouvé une heure aujourd’hui pour garder le cap, retrouver votre énergie et prendre les bonnes décisions?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de commentaires. No Comments

Aimez-vous recevoir du feedback? De la rétroaction?   C’est un des outils clés du coaching qu’il faut savoir maîtriser non seulement comme coach mais aussi comme employeur, collègue de travail, ami, parent.

Dernièrement, je lisais un billet de Jon Morrow, blogueur et entrepreneur américain comptant plus de 10 000 lecteurs, et il expliquait que pire que d’avoir des commentaires négatifs, c’était ne pas avoir de commentaires du tout!


Passer inaperçu est plus difficile à digérer encore que d’être critiqué. 

« Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi! » disait Léon Zitrone.

En bon coach, je n’avais d’autre choix que de faire le point sur une de mes activités reliées au coaching, l’écriture de mon blogue.  Catastrophe.  Si j’ai un ou deux commentaires par billet, c’est beau.  Certes, ma liste d’abonnés n’est que de quelque 70 noms, mais tout de même, il y a matière à se poser quelques questions .

Feedback et plan d’action

La démarche du coach est axée sur la réflexion, le questionnement, la mise en place d’actions qui permettent de rectifier le tir et une boucle perpétuelle appelée rétroaction ou feedback.

Sans feedback comment choisir les bonnes actions à prendre?

Voyez-vous combien lorsque vous recevez du feedback d’un collègue, de votre directeur ou d’un client, c’est véritablement de l’or en barre que vous venez de toucher?

Deux incontournables du coaching permettent de profiter pleinement du feedback :

  1. Comment donner du feedback  constructif?
  2. Comment recevoir du feedback?

Pour revenir à mon propre cas, mon feedback se résume à « pas de commentaires ».

Comme toute personne dans une organisation qui ne recevrait pas de feedback, je peux me dire :

« Tout va bien.  Je continue comme ça.  Pas de nouvelles, bonnes nouvelles »

 

Dans mon cas, que feriez-vous?

 

Vous demanderiez du feedback?  Bon réflexe!

Dans votre organisation, vous iriez voir des collègues, votre patron et vous leur demanderiez de vous donner leurs observations sur les derniers mois.

« Peut-on s’asseoir et revoir les projets sur lesquels je travaille sous l’angle de mes forces et des choses à améliorer? »

 

Un des avantages de prendre l’initiative de demander du feedback, c’est que l’on s’évite de mauvaises surprises.  Tôt ou tard, des nouvelles ou commentaires plus ou moins structurés seront donnés, mais en général sans vous donner le temps de vous réajuster, de réfléchir et d’agir.  Je connais des cas extrêmes où la personne en probation n’a pas vu son contrat renouvelé alors qu’elle était certaine que tout allait très bien. L’autre avantage évident est de pouvoir corriger une situation s’il y a lieu.

Ne pas donner de feedback: une grave erreur de gestion

Je ne dis pas que c’est bien, c’est même une erreur grave de gestion que de ne jamais donner du feedback jusqu’au moment où il est trop tard pour que la personne puisse remédier à la situation. Mais ce n’est pas mieux de ne pas demander du feedback lorsqu’on travaille depuis plus de 6 mois à quelque chose d’important et qu’on n’a encore pas eu de rétroaction.  Cette situation arrive trop souvent.  C’est pourquoi il est si important de demander du feedback si on ne vous en donne pas.

 

Alors, pour ma part, je peux donc continuer de travailler à écrire mes blogues comme avant ou je peux demander du feedback à mes lecteurs, à vous.

 

Vos commentaires me serviront alors de matière à réflexion et surtout de tremplin pour :

  • Choisir des sujets plus pertinents
  • Aborder les sujets sous un angle qui vous touche de plus près
  • Vous aider à vous servir du coaching dans votre vie professionnelle et personnelle

 

« Pas de commentaires.  No comments » est loin d’être utile pour améliorer sa performance au travail que vous soyez entrepreneur, coach, ou employé au sein d’une organisation.

 

Alors, je vous encourage à demander du feedback autour de vous aujourd’hui.

Je vous encourage aussi à en donner autour de vous  verbalement ou par écrit (je sais c’est un art, mais il faut le pratiquer pour le maitriser) et vous pouvez même commencer ici même en me laissant un commentaire sur ce billet.

Merci et au plaisir de vous lire!