Leadership

Faites-vous ces 9 erreurs quand vous déléguez?

Vous manquez de temps? Déléguez!

Votre entreprise est en croissance? Déléguez!

Vous n’avez pas les connaissances pour faire quelque chose? Déléguez!

On vous a sûrement déjà conseillé plus d’une fois de déléguer.

Mais y a t’il une bonne et une mauvaise façon de déléguer?

Déléguer vous fera gagner un temps considérable à quelques conditions près.

En cuisine comme en gestion, la délégation est source de succès.

Faire du yoga à deux pour  travailler la confiance en les autres

Faire du yoga à deux pour travailler la confiance en les autres

Pour le célèbre chef montréalais Jérôme Ferrer dans son livre, Lettres à un jeune chef,  déléguer est indispensable pour réussir en cuisine :

« La clé [pour déléguer efficacement], c’est d’être un bon formateur auprès de ta brigade et de tes diverses équipes. Un bon chef doit savoir déléguer »

Konosuke Matsushita (1894-1989) est le fondateur japonais de Panasonic. Il est souvent décrit comme l’antithèse du leader : pas de charisme, pas de discours public captivant, pas de leadership qui en met plein la vue. Pourtant, il est vénéré comme un des dieux du management.

Ses citations sont comme des petits haïkus, ces poèmes japonais de trois lignes – sources de sagesse:

Sur la délégation, il écrit :

« Mon travail, ce sont les grandes et les petites choses. Les tâches intermédiaires peuvent être déléguées »

Quelles sont vos tâches intermédiaires?

 

Déléguer figure au nombre des principes sacro-saints de gestion performante.

Emprunté au mot latin – déléguer c’est CONFIER.

« Transmettre en totalité ou en partie, par délégation, un pouvoir qu’on détient. 

 

Avant de pouvoir déléguer, vous n’imaginez peut-être pas le travail préparatoire!

Faites-vous une ou plusieurs de ces 9 erreurs?

Un ajustement, de la préparation,de la réflexion sont suffisants pour obtenir de bien meilleures résultats la prochaine fois que vous délèguerez.

 

  1. Quel pouvoir détenez-vous que vous ne voulez pas véritablement laisser aller?
  2. Donnez-vous des instructions suffisamment claires?
  3. Prenez-vous le temps de transmettre vos connaissances à la personne à qui vous déléguez? La formez-vous suffisamment?
  4. Prenez-vous le temps de demander comment ça va après avoir délégué? Avez-vous mis en place des moyens de communication pour lever des drapeaux rouges en cours de route?
  5. Avez-vous délégué à la meilleure personne ou à la première personne sous la main?
  6. Vous assurez-vous de motiver la personne à qui vous déléguez par le simple fait de lui expliquer le pourquoi?
  7. Donnez-vous du feedback ou vous ingérez-vous dans sa façon de faire?
  8. Maîtrisez-vous votre propre perfectionnisme?
  9. Acceptez-vous que l’autre fasse la tâche différemment tout en livrant le même résultat que si vous l’aviez faite vous-même?

 

Déléguer c’est comme léguer un héritage sauf que vous n’avez plus l’occasion d”avoir la tête dans le guidon”.

Déléguer est affaire de confiance en soi, en vos collègues de travail et en votre proche entourage.

Pour parfaire votre art de la délégation, appliquer une seule de ces 6 suggestions vous donnera déjà des résultats mesurables:

 

  1. Revoyez votre structure organisationnelle afin d’identifier les personnes ressources selon leurs compétences et expériences;
  2. Bloquez-vous du temps avant, pendant, et après avoir délégué :
    1. Avant : pour vous préparer à communiquer clairement vos attentes
    2. Pendant : pour expliquer clairement les résultats attendus à la personne à qui vous déléguez et la former au besoin
    3. Après : pour  donner de la rétroaction utile pour la prochaine fois
  3. Profitez du temps que vous avez gagné à déléguer pour vous consacrer aux activités que vous seul pouvez faire (les petites et les grandes de Matsushita)
  4. Exercez-vous à démontrer de la confiance envers vos collègues. Si vous les avez choisis, c’est parce qu’ils méritent d’être là et d’avancer dans l’organisation.
  5. Participez à des activités où vous pourrez développer la confiance non pas en vous – mais en les autres. Par exemple, tennis double, yoga à deux, alpinisme.
  6. Au besoin, faites-vous coacher pour accélérer votre courbe d’apprentissage dans la délégation.

 

Commencez par répondre  à la question du haiku:  Quelles sont vos tâches intermédiaires aujourd’hui?

Vos réponses sont des guides précieux vers la maîtrise de l’art de déléguer.

Déléguer c'est faire confiance.

Déléguer c’est faire confiance.

 

 

 

 

 

 

Barbie – GI Joe: les stéréotypes sont-ils toujours une réalité de la vie?

« Plaire n’est pour l’homme qu’un moyen de succès; pour une femme, c’est le succès lui-même »

La citation est de Pierre Choderlos de Laclos, l’auteur des Liaisons dangereuses et elle a de quoi piquer au vif!

Mais le livre date de 1782.

(Soupir de soulagement)

 

Nous sommes en 2012 et les choses ont bien changé pour les femmes au Québec (mais hélas pas partout ailleurs dans le monde).

De tels stéréotypes sur le succès ne font pas partie de nos préoccupations.

L’élection de la première première ministre femme au Québec représente un point culminant dans le long chemin parcouru par les femmes en politique.

Madame Marois vient rejoindre le groupe sélect de femmes chefs d’État déjà à la tête de l’Allemagne, l’Inde, l’Australie, l’Argentine, la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Nunavut, Terre-Neuve et le Labrador (5 provinces et territoires au Canada!)

Mesdames, chapeau!

 

Des statistiques qui dérangent.

Malgré les percées des femmes dans tous les domaines économiques et politiques, il n’en demeure pas moins que certaines statistiques devraient nous déranger.

• Écart salarial : une nouvelle étude parue dans La Presse révèle que les femmes gagnent en moyenne 15 % de moins que les hommes

• Sièges sur les CA : les femmes occupaient 13 % des sièges en 2008 selon Catalyst Canada

• Postes à la Haute Direction : 4.2 % selon Catalyst Canada

 

Les stéréotypes féminins sont-ils encore un sujet d’actualité en affaires et en politique?

Oui.

 

D’entrée de jeu, je précise qu’il n’est pas question de jouer aux victimes. Les femmes au Québec et au Canada ont des chances d’avancement et une liberté de choix dans leur carrière que leur envient bien des femmes d’autres pays.

 

Par contre, lorsque les femmes arrivent dans les hautes sphères du pouvoir, les perceptions à leur égard n’ont pas tant changé au cours de dernières décennies.

 

Il n’y a qu’à lire les 10 stéréotypes relevés par la journaliste Jenna Goudreau dans Forbes.  Des femmes d’influence comme Hillary Clinton, Christine Lagarde, Jill Abramson et d’autres partagent les stéréotypes dont elles font l’objet :

• Froide et calculatrice.

• Masculine.

• Émotive.

• Frustrée.

• Autoritaire.

• Arriviste.

• Carriériste.

 

Le Code.

Comme femme, les perceptions à votre égard vous gardent-elles réveillées la nuit?

À l’évidence, non.

Vous demandez-vous à l’occasion :

 

• Ai-je fait les bons choix?

• Suis-je reconnue à ma juste valeur?

• Suis-je payée à ma juste valeur?

• Suis-je authentique et fidèle à mes valeurs?

• Ai-je un bon équilibre famille/travail?

 

Il y a plus de chances que vous répondiez par l’affirmative.

Et pourtant, ce n’est pas suffisant pour réussir en affaires ou en politique.

 

Il s’agit vraiment d’aider les femmes à prendre conscience que les mesures gouvernementales, le travail acharné, la volonté, la prise en main de leur destinée sont des éléments insuffisants pour briser le « plafond de verre »

 

Il en faut plus. Il faut prendre conscience des règles non écrites et non dites qui surgissent comme autant d’embûches invisibles sur leur parcours professionnel.

 

Les femmes en sont-elles conscientes?

À mon avis, pas assez.

Devraient-elles en prendre conscience pour contribuer encore plus au progrès de notre société?

Oui.

 

Décrypter les multiples facettes du Code

 

Le code de l’argent

 

Encore étonnée de lire dans l’édition souvenir Châtelaine de septembre 2012, l’extrait suivant, de Pauline Marois parlant de sa maison en 2007 : « Ici, pas de réception officielle. Le moins de journalistes possible. “parce que c’est une grosse maison et que je vais encore me faire écœurer”

Et en 2011, à Tout le monde en parle : “C’est incompréhensible que, pour moi, ce soit très mal vu et que, pour un homme, ce soit un signe de réussite. C’est deux poids, deux mesures »

Mme Marois commentait les jugements portés sur sa fortune personnelle et sur celle de François Legault.

J’ai interviewé James Chartrand, blogueuse, entrepreneure, fondatrice du site à succès Men With Pens. Elle m’a parlé ouvertement des retombées positives qu’elle a eues à utiliser… un pseudonyme masculin, James, afin de facturer à sa juste valeur.

Retenir : Deux poids. Deux mesures.

Que faire? Négocier son salaire et ses contrats, parler d’argent sans complexe, poser des questions, demander des comptes.

 

Le code vestimentaire

À nouveau, étonnement de lire sous la plume de Michèle Ouimet le 4 septembre 2012, sous le titre de Femme PM, une autre façon de diriger:

“Mme Marois n’a jamais oublié le conseil que Lise Payette lui a donné en 2005, après son amère défaite à la direction du parti. André Boisclair l’avait battue. On lui reprochait ses bijoux et ses grands châles et on la traitait de grande bourgeoise, alors que personne ne critiquait les complets chics d’André Boisclair signés par le designer québécois Philippe Dubuc.

 

– Lise avait dit: ‘Écoute Pauline, trouve-toi un tailleur noir et ils vont arrêter de t’écoeurer et de te parler de tes bijoux et de ton foulard.’ Et elle avait totalement raison. J’ai abandonné les foulards il y a quelques années à cause des critiques.

– On est plus dur avec les femmes?

– Mais oui, bien sûr.

Pendant sa campagne électorale, elle a épuré son style: tailleurs sobres, bijoux modestes, voix douce délestée de tout soupçon d’agressivité.”

Retenir : Deux poids. Deux mesures.

Que faire? Rester soi-même si ce n’est en public alors en privé. Un jour viendra… Là dessus, les politiciennes françaises ont une longueur d’avance à en juger par les tenues des Rachida Dati, Christine Lagarde, Cécile Duflot et autres.

 

Le code de direction

D’une femme, on admire son esprit de collaboration, son empathie, son sens de l’écoute, sa recherche du consensus. Toutes sont des qualités importantes en affaires comme en politique.

Pourtant, ça ne l’empêche pas d’être décisionnelle et de mettre son poing sur la table s’il le faut.

On le sait tous, pour bien diriger il faut le ying et le yang.

Sauf que lorsqu’une femme adopte un ton plus autoritaire, plus directif, elle court le risque de se faire taxer d’autoritaire, d’hystérique, de Germaine et ce n’est pas un compliment.

D’un homme, on dira qu’il a du leadership ou du caractère.

 

Selon Manon Tremblay, de l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa :

 

« Pour être crédibles, elles doivent manifester les qualités “viriles” qu’on attend d’un chef, mais ce faisant, elles risquent d’enfreindre les codes traditionnels de la féminité.

Ainsi, les candidates se retrouvent assises entre deux chaises : elles doivent se montrer assez combatives pour être convaincantes comme leaders… mais pas trop, car

elles pourraient paraître trop rudes, trop agressives pour des femmes, et rebuter l’électorat. En revanche, si elles se présentent sous un jour plus doux, chaleureux, empathique — féminin, au sens conventionnel du terme —, elles perdent de la crédibilité en tant que leaders. »

 

Retenir : Deux poids. Deux mesures.

Que faire? Prendre conscience du phénomène de la “double contrainte”, de son style de gestion et s’employer à doser les côtés masculins et féminins de son mode de direction.

 

Le code des émotions

 

Montrer ou cacher ses émotions?

Quand les femmes montrent leurs émotions, qu’elles pleurent, qu’elles se mettent en colère, qu’elles crient, qu’elles doutent, qu’elles font état de leurs erreurs, elles hypothèquent leur carrière, car elles sont étiquetées émotives et faibles.

Les hommes eux, montrent plus rarement leurs émotions au travail. Pourtant, s’ils se mettent en colère, parlent avec rudesse, ou piquent une crise, on acceptera que cela fasse partie du mode de fonctionnement de l’homme. Au mieux, on leur demandera de prendre une formation en “intelligence émotionnelle” ou “gestion des émotions”.

 

Retenir : Deux poids. Deux mesures.

Que faire? Trouver le juste milieu. Si l’on est trop émotive, il faudra travailler à laisser sa nature émotive pour sa vie en privé. La politique et les affaires sont deux sphères qui tolèrent mal l’émotivité non contrôlée, j’allais dire non calculée. Une femme qui pleure sera étiquetée “émotionnelle” pour le reste de sa carrière. Pleurer, douter, même admettre ses erreurs sont perçus comme des signes de faiblesse dans le monde du travail.

Sans renier qui elle est, il est clair que la femme doit comprendre le code de conduite de son organisation et l’adapter à sa personnalité et à ses objectifs.

 

Un vent d’optimisme

 

On l’entend souvent: le 21e siècle sera féminin.

Non pas au sens que ce sont les femmes qui gouverneront nos destinées, mais que les valeurs traditionnelles comme l’ambition, le pouvoir et son corollaire, l’argent ont fait leur temps. Le monde a changé, il a plus que jamais besoin d’empathie, d’esprit de collaboration, d’écoute et de communication.

Le futurologue britannique, Ian Pearson, fait le même constat dans son livre You Tomorrow.

Il y a une mouvance dans le marché qui laisse place à des valeurs féminines présentes chez les femmes et que les hommes affichent de plus en plus librement.

 

Vous êtes consciente du Code, que faire maintenant?

 

Décodez et recodez!

 

Décoder, c’est prendre conscience que les stéréotypes féminins font partie du paysage politique et des affaires, c’est prendre conscience qu’ils influencent nos choix, nos jugements et nos décisions au quotidien.

 

Recoder, c’est changer les mentalités et les pratiques en posant des gestes concrets qui ne sont pas forcément des coups d’éclat, mais qui mis ensemble contribuent à changer les perceptions que l’on a de soi et des autres.

 

Pour les femmes, recoder, c’est par exemple :

 

Rester Femme.

Trouver des mentors.

Gagner confiance en soi.

Ne rien tenir pour acquis.

Rester fidèle à ses valeurs et convictions.

Connaître ses forces et en faire état sans vergogne

 

Mon plus grand souhait est que le sujet des stéréotypes féminins ne soit pas balayé sous le tapis au motif que nous avons toutes les chances que nos mères n’ont pas eues et qu’il n’en tient qu’à nous de saisir les chances qui nous sont offertes.

Des pionnières se sont battues pour le droit de vote, le droit d’ouvrir un compte bancaire, le droit à des prêts bancaires, le droit à la contraception, à l’avortement, au divorce… à nous de continuer le travail, d’une autre façon.

 

 

Pour continuer à alimenter la discussion, j’ai lancé un nouveau blogue en anglais,  SheMeansSuccess.com. Je compte raconter des histoires de femmes qui ont compris le code et qui recodent patiemment et avec succès.

Si vous voulez vous garder au courant, n’hésitez pas à vous abonner à shemeanssuccess et surtout à me faire part de vos expériences.

 

 

 

Objectif: Ego zéro?

C’est fou comme dans certaines sphères de la vie, on peut avoir un gros ego. Moi, c’est au tennis que mon ego prend trop de place. Vous allez vous imaginer que je déteste perdre, que je joue assez bien pour piquer des petites colères sur le court et que je cours après chaque point. Pas du tout, je joue médiocrement, je ne cours pas après chaque balle et à vrai dire, ça m’est un peu égal de perdre du moment que j’ai quelques bons coups. Hier, même avec l’instructeur dans mon équipe, on a perdu.

Pourtant, c’est mon ego qui m’empêche de m’améliorer au tennis. Comment ça?

Ce n’est pas que je manque mes coups, c’est que je manque mes coups aux moments importants du jeu quand le point est décisif.

C’est comme si une petite voix intérieure me disait que ce point fera de moi soit un héros ou un  zéro. Tout ce scénario se dessine en une fraction de temps, mais le résultat de ce « moi » enflé, c’est que  je suis bien plus souvent le zéro que le héros du jeu. Heureusement, ce n’est qu’un jeu. Et c’est en jouant, qu’on apprend lit-on dans les meilleurs manuels d’éducation des enfants.

Que me dirait un ami bien intentionné?

– Concentre-toi

– Persévère

– Pratique

– Garde confiance

Mais est-ce assez? C’est que tout cela se passe dans la tête, au niveau mental et les conseils de l’ordre de la raison ont peu de prise sur le mental.

Pourquoi pas l’hypnose? Le compositeur Rachmaninov a bien traité son blocage par l’hypnose ce qui a donné le concerto pour piano no.2 en do mineur pour notre plus grand bonheur!

Avez-vous déjà ressenti un blocage, par exemple, pour :

 

  • parler en public,
  • dire non,
  • dire oui,
  • déléguer,
  • réseauter
  • faire des appels de relance ou de vente?

C’est  votre ego gonflé qui vous parle.   Ce que certains appellent leur “hamster” ou leur “gremlin”.

Comment se débarrasser d’un tel paradigme mental qui peut s’être installé depuis longtemps dans les méandres du cerveau?

  1. Prendre conscience de la situation et s’observer quand l’ego semble prendre le dessus. On peut prendre des notes dans un cahier pour ancrer les observations, indiquer jusqu’aux réactions physiques éprouvées ;
  2. Rechercher les situations qui nous mettent en situation d’inconfort afin de pratiquer l’observation de soi et expérimenter d’autres façons de réagir;
  3. Trouver l’aide adéquate sous forme de livre, mentor, coach, thérapeute…
  4. Continuer à expérimenter, jouer, prendre acte
  5. Vivre le moment présent 

 

« Le moment présent, c’est de porter attention aux ordures quand je sors les ordures, et non à mon gros ego! » dit Serge Marquis, auteur du livre Pensouillard le hamster, petit traité de décroissance personnelle.  Par cela, il veut dire de centrer son attention sur le geste concret, l’action immédiate sans penser à autre chose et surtout pas à son « hamster », cet animal qui incarne notre ego.

 

Il n’y a pas de recette toute faite, applicable à tous, mais il y a une démarche qui commence toujours par la prise de conscience, l’éveil et qui aboutit à l’expérimentation, l’action sur le terrain.

Pour illustrer l’importance du moment présent pour soigner un ego mal placé, voici mon dernier exemple sportif!

Vous vous souviendrez du patineur artistique de 7 ans, Nam, qui avait ouvert le gala de patinage des J.O. de Vancouver. Sa coach, Joanne McLeod dit ceci de lui :

« While his talent is extraordinary, I’m most impressed by the attitude Nam brings to the ring.  He has no ego. When you are training Nam, he is in the present moment.  A lot of talented athletes are still gloating on who they are. They are thinking in the past or about where they want to go. You are not getting them in the NOW moment »

Alors? Objectif zéro ego? Pas tout à fait, car en affaires, il peut servir — encore faut-il l’avoir compris et remis à sa juste place.  Le thème de l’ego dans les affaires est plus qu’actuel et je compte bien l’aborder sous peu.  Qu’en pensez-vous?

 

* Pour poursuivre votre réflexion :

Taming Your Gremlin. A Guide to Enjoying Yourself  Richard D. Carson

Egonomics: What Makes Ego Our Greatest Asset (or Most Expensive Liability) Steven Smith, David Marcum

«  I never am striving for acceptance.  For me, it’s all about expérience.  Once you begin to worry about how you are being perceived then all sorts of pernicious thoughts will creep into your head »  Juliette Lewis, actor, musician, comedian on Shit Girls .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mettons-nous à la table des femmes influentes!

Avez-vous déjà entendu  l’expression du « plancher collant »? Et celle du  « plafond de verre »?  Dans les deux cas, il s’agit de l’image de la femme bloquée dans des postes de moindre niveau malgré des compétences et des réalisations à son actif.

 

 

On doit ces expressions à Rebecca Shambaugh, coach en leadership et qui a écrit le livre It’s Not a Glass Ceiling, It’s a Sticky Floor.

Lundi dernier, j’étais à la conférence de presse de la ministre Christine St-Pierre qui annonçait la création d’une initiative, une Table des partenaires influents, visant à augmenter le nombre de femmes siégeant aux Conseils d’administration de sociétés cotées en bourse ou de grandes entreprises privées. Les entreprises ayant des femmes sur leur C.A. ont eu de meilleurs résultats financiers durant la crise mais les chiffres appuient le besoin d’agir :

  • 11.5 % de femmes au pouvoir dans les entreprises du classement des 500 du journal Les Affaires,
  • 14 % des femmes membres des C.A. des 50 grandes entreprises au Québec.

On n’est plus à une époque où l’on se demande quels sont les avantages d’avoir des femmes dans ces postes-clés. Par contre, l’une des questions qui pose encore problème est celle d’attirer les femmes vers ces postes de pouvoir.

Il semblerait que lorsqu’on leur fait une offre, elles réfléchissent et tergiversent beaucoup plus que nos vis-à-vis masculins. De plus, elles sont souvent hors du circuit où se jouent ces nominations et passent donc à côté.

Le livre de Mme Shambaugh offre des pistes très concrètes pour décoller vers le sommet et, à mon avis, ces conseils s’appliquent aussi bien aux hommes!

 En fait, il n’y aurait pas 1 plancher collant, mais 7!

 1) Trouver l’équilibre travail et famille grâce à une meilleure connaissance de soi et de ses valeurs; reconnaître les signes de fatigue, connaître ses limites;

2) Accepter que la perfection n’existe pas et la remplacer par l’excellence;

3) Comprendre que l’on n’est jamais indispensable et ne pas rester trop longtemps dans le même poste;

4) Communiquer efficacement : savoir se faire entendre des autres quand on intervient.

« The way we communicate – giving lots of details, talking about how we feel about a situation, trying to involve everyone in the conversation – does not always lead to actions that produce results as effectively as being more direct and succinct in our speech, because people are busy, their minds are already filled with information. »

5) Former ses propres C.A. composés de femmes;

6) Comprendre la politique interne de l’entreprise et jouer le jeu en trouvant des alliances stratégiques, en communiquant mieux, en augmentant sa visibilité et sa présence;

7) Oser demander ce que vous désirez avoir que ce soit une promotion, un salaire plus élevé, une formation, un budget, un coach, un mentor…

J’ai eu l’occasion de travailler avec des femmes de grande valeur pour leur entreprise. Dans les deux cas, nous avons travaillé sur le plancher collant #7 et les résultats ont suivi : Demandez et vous aurez!

Je suis contente de voir que de tels livres paraissent aujourd’hui car ils sont la reconnaissance d’une problématique plus particulièrement féminine et apportent des réponses à des questions que je me posais du temps de ma carrière en entreprise sans savoir que d’autres femmes se posaient les mêmes questions!

À titre de présidente du C.A. de Femmessor Montréal, j’observe que les femmes ont de plus en plus de portes auxquelles frapper pour avancer et réussir dans leur entreprise. Une des clés est de s’informer, de réseauter et de demander l’aide dont on a besoin. L’autre clé est de savoir quel plancher collant nous retient!  À nous de jouer!

 

Vous connaissez quelqu’un qui bénéficierait de cet article : faites suivre! Merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment faire de GRANDS pas en entrepreneuriat?

Persévérez qu’elle nous disait.  Qui ça elle?  Mais Anne Marcotte voyons!  L’entrepreneure à la tête de sa propre émission de télévision pour entrepreneurs, le Star Académie de l’entrepreneuriat: VoirGRAND.tv  http://www.voirgrand.tv/fr/animatrice-anne-marcotte.aspx

Elle est la première au Québec, il y a quatre ans, à avoir compris l’importance de modèles en entrepreneuriat et elle a monté sa propre émission sans jamais avoir fait partie du groupe select qui tire les ficelles dans le monde télévisuel. Elle en est à sa 4e saison alors que d’autres ne font que commencer dans la même veine porteuse. Aujourd’hui, Mme Marcotte se fait proposer des concepts par Pierre-Karl Péladeau, elle fait aussi partie de la stratégie québécoise de l’entrepreneuriat dont je vous parlais récemment http://blogsmartcoaching.stagingminimalmtl.com/entrepreneuriat/hymne-a-lentrepreneuriat/

Jeudi dernier, Mme Marcotte est venue de Québec nous livrer quelques perles de sagesse lors du déjeuner-causerie de Femmessor-Montréal organisé conjointement avec le CLD d’Anjou.

Je m’attendais à une femme gonflée à bloc de confiance en elle — même comme sont quelquefois ces femmes qui ont dû se battre fort pour être là où elles sont. Pas du tout. J’ai trouvé une femme qui voulait simplement être elle-même sans chercher à projeter une image clichée de la réussite. Ne vous méprenez pas, de la confiance, Anne en a à revendre. Mais justement, elle en a parce qu’elle est tout simplement elle-même et ne joue pas au jeu des faux semblants.

Vous auriez préféré être là, mais à défaut, je vous livre ce que j’ai retenu de l’heure passée avec Anne Marcotte.

La stratégie des GRANDS pas : Pour Anne, il ne s’agit pas de poser des petits gestes qui vous rapprochent du but visé, mais de GRANDES actions, de GRANDES idées, de GRANDS rêves. Que ce soit en mode recherche de clients (j’ai ri aux éclats à l’entendre raconter comment elle a participé à la mission en Chine avec Lucien Bouchard et je vous recommande de lire son billet à ce sujet, c’est édifiant: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2009/09/20090925-160645.html), en mode création d’entreprise, en mode démarrage d’entreprise… Anne ne croit pas aux petits pas qui vous rapprochent peu à peu de votre cible. Et les résultats qu’elle a prouvent combien c’est une stratégie gagnante.

Pourtant, vous allez vous demander quelle sorte de coach je suis): je recommande souvent à mes clients de poser un geste, un petit geste, un petit pas dans la direction qui leur fait peur, mais qui est la voie de leur réussite. Par exemple, une cliente dans le domaine de la formation en anglais pour les pilotes étrangers ne se décidait pas à sortir les outils de formation qu’elle avait développés, attendant toujours que tout soit au point, que les manuels soient complets de A à Z avant de donner le premier cours. “Tu as juste besoin d’être un pas ou deux en avance sur ton client pour lui apprendre, déjà, quelque chose”. “Donne le premier cours, fais le premier pas et vois ce qui arrive.

En réalité la stratégie des petits pas n’est pas incompatible avec la stratégie des GRANDS pas et voici pourquoi : c’est le premier pas qui compte, petit ou GRAND, il faut le faire.

La persévérance : l’a-t-elle assez répété? La persévérance est aussi un des 6 traits de personnalité des entrepreneures qui réussissent (voir mon dernier billet:http://blogsmartcoaching.stagingminimalmtl.com/entrepreneuriat/optimisme-et-confiance-en-soi-font-bon-menage-en-affaires/  ) et Anne Marcotte ne fait pas exception!

Le besoin d’inconfort : Aie, aie, aie. Anne Marcotte n’a pas été élevée dans du coton et n’a pas eu toutes les opportunités présentées à elle sur un plateau d’argent. On voit où ça l’a menée : à se dépasser. L’inconfort, pour elle, a été un moteur. J’avoue avoir été ébranlée par sa force de conviction sur ce fait. Jusqu’à quel point, le confort que je tente coûte que coûte de procurer à mes enfants n’est-il pas un frein involontaire à l’essor de la débrouillardise, de la créativité, de la curiosité même? Et la question se pose pour les adultes que nous sommes aussi…  Vous sentez-vous trop confortable pour avoir le désir de vous surpasser?

De l’audace : Anne Marcotte a la capacité de tourner des coups durs en occasions d’affaires. Elle nous raconte comment elle a eu l’audace d’appeler Apple à Toronto et de demander, dans un anglais approximatif, qu’on lui prête de l’équipement vidéo valant des milliers de dollars. Apple l’a fait mentionnant au passage que… c’était bien la première fois qu’on leur faisait une telle demande. La même chose s’est produite lorsqu’elle a proposé son concept d’émission de télévision : c’était bien la première fois qu’on entendait une proposition pareille! L’audace, c’est créer des premières fois!

De la passion : “La petite flamme, là dans votre coeur, si elle s’éteint, là c’est grave”. La seule chose dont il faut se préoccuper, c’est de garder cette flamme vivante, car c’est elle qui permet de se relever, de vendre ses idées, d’attirer du bon monde autour de vous.

“On ne sait jamais qui vous regarde” : voici une des petites perles de sagesse d’Anne Marcotte. L’air de rien, ça vaut son pesant d’or, car combien d’occasions avez-vous pu créer rien qu’en étant 100 % présente à votre affaire, en étant à l’écoute des autres, en ne faisant pas de compromis sur la qualité du service ou du produit?

La générosité : Dans le public, il y avait beaucoup de questions, beaucoup de témoignages de femmes qui luttent pour démarrer leur entreprise ou survivre. J’ai pu observer combien Mme Marcotte s’attachait à écouter chaque histoire attentivement, à y répondre le plus personnellement possible, reconnaissant une des candidates malheureuses à son émission, elle lui glisse un encouragement, si bien qu’à la fin, le public au complet était galvanisé par son énergie communicative. Ça s’appelle passion et générosité dans le partage.

 

Des fois, je suis heureuse d’avoir ma petite tribune, ce blogue, pour avoir la chance de souligner les êtres d’exception que je croise dans ma vie de coach ou d’administratrice chez Femmessor-Montréal. http://montreal.femmessor.com/

Mais me vient une question pour Anne, avez-vous déjà eu un coach? (Voilà un autre sujet qui m’intéresse, celui des “champions” qui ont un coach pour aller encore plus loin!)

Faites-moi un petit cadeau de Noël et partagez ce billet, envoyez-moi vos commentaires et vos réactions : le feedback c’est la nourriture des champions (encore un autre sujet qui me passionne!).

Par exemple, quelle perle cultiverez-vous en 2012?  Pour ma part, ça sera voir GRAND!

 

Les Beaux-jeudis de Femmessor-Montréal avec Anne Marcotte